Up-cycling / Sur-cyclage

L’Upcycling ( surcyclage) consiste à récupérer des objets jetés et réutiliser les matériaux et éléments  dont ils sont constitués pour fabriquer d’autres objets de qualité ou d’utilité supérieure.ieurs années. Certains membres de l’association Hélix ont décidé de ne plus acheter de matériaux de fabrication mais de surcycler et ce depuis plusieurs années.

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14 janvier 2017, Maison de quartier des Bruyères Vauguyon

Une très bonne ambiance pour cet événement. Notre équipe est accueillie chaleureusement par Jean-Victor, Monique et Rodolphe de l’Amicale des habitants des Bruyères Vanguyon.

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Notre équipe de réparateurs a accueilli avec sa gentillesse et sa disponibilité habituelles 52 demandeurs venant de toute la région mancelle.

Nous avons ainsi pu réparer immédiatement  32 % des objets présentés.

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On nous apporte beaucoup de machines à coudre puisqu’il n’y a plus qu’un seul réparateur sur la place du Mans.

Nous réceptionnons aussi de nombreuses machines à café, à pain ou de grilles pain  programmés pour une vie bien courte et lesquels il n’y a plus grand-chose à faire.

Un Repair Café permet d’être aidé pour remettre en fonction des objets abîmés mais ce sont également des ateliers pour apprendre à coudre ou à utiliser un ordinateur.

11 juin 2016, Magasin Leroy Merlin de Mulsanne.

Nos réparateurs se sont ingéniés à donner une seconde vie a de nombreux objets motivés par l’accueil chaleureux et l’ambiance sympathique de l’atelier.

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20% des objets ont été remis en marche immédiatement.

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65% des objets traités sont réparables : mais ils sont présentés sans batterie ou cordon d’alimentation ce qui empêche de les tester.

Ils sont vieux  et les composants électroniques sont usagés.

Ils nécessitent d’être équipés de pièces neuves .

Ils ne peuvent pas être ouverts parce que le fabricant a utilisé volontairement des outils spécifiques, y a incorporé des blocs de pièces moulés, ou en a solidarisé des parties avec de la colle.

36% des objets ont été jeté.  80% de ces déchets ont été confié à Envie72 pour être recyclé correctement.

19 mars 2016, Kaléidoscope, Centre Social des Sablons

Notre Repair Café de printemps  était attendu par de nombreuses personnes. Cinquante et une d’entre-elles sont venues apprendre à réparer des objets de tous types.

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Du petit électroménager mais aussi des radios, des lecteurs de CD, des outils électriques portatifs. Les réparations sont compliquées par le fait que certains appareils électriques ne sont pas totalement démontables et  comportent des pièces moulées qu’il faut changer en bloc quand la chose est possible.

gameboyordinateurLes bénévoles de l’association LinuxMaine ont permis aux possesseurs d’ordinateurs usagés et dysfonctionnant de s’équiper du système d’exploitation libre et gratuit Linux. Les visiteurs sont repartis avec un ordinateur doté d’un système d’exploitation récent et ne nécessitant pas d’anti-virus puisque la communauté d’informaticiens qui développent le système d’exploitation Linux, propose très régulièrement des mises à jour pour corriger les problèmes quasiment en temps réel.

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Certains visiteurs sont repartis sur un vélo en bon état de marche.     L’atelier des couturières s’est penché sur la réalisation de jouets en tissu. Ainsi, une jeune femme est repartie motivée pour prendre des cours de couture.

Soixante et onze objets à réparer ont été apportés pour un poids de 176,124 kg.

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Bilan des Repair Cafés

Les visiteurs des cinq derniers repair Cafés ont apporté 270 objets à réparer pour un poids total de  de 781, 553 kg.

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Types d’objets réparés

55 % des objets ont été immédiatement réparés. Ce qui a permis d’éviter 430 kg de déchets.

Plus de 20% des objets présentés – 187,11 kg – n’ont pas été réparés sur le champ. Ils n’ont pas pu être vérifiés par manque de piles ou de cordon d’alimentation, d’outils adaptés, de connexion internet ou de pièces de rechange. Ils restent cependant réparables.

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Disponibilité des pièces détachées par fabricant d’électro-ménager.

Le GIFAM ( Groupe Interprofessionnel des fabricants d’appareils d’Equipement Ménager) rassemble une cinquantaine d’entreprises, grands groupes multinationaux et PME.

Les fabricants proposent deux tableaux récapitulatifs des pièces détachées disponibles pour le PEM  ( petit électroménager ) et le GEM ( gros électroménager) :

Le GIFAM et ses adhérents ont travaillé à l’élaboration de documents très facilement lisibles et compréhensibles. Chaque marque est identifiée par son logo et la durée de disponibilité des pièces détachées est indiquée à côté.

Le premier tableau recense les principales marques de petits appareils électroménagers (fer à repasser, aspirateur…), dont les pièces sont disponibles entre 3 et 10 ans.

Le second tableau, sur le même modèle, est dédié aux marques de gros électroménager (réfrigérateur, machine à laver, …) dont les pièces détachées sont disponibles entre 5 et 11 ans.

L’obsolescence programmée des produits est désormais sanctionnée en France.

Qui n’a jamais été mécontent d’un appareil tombe en panne quelques jours seulement après la fin de la garantie ? Quel consommateur n’a pas été confronté  à une réparation plus chère que son renouvellement ou encore à une mise à jour impossible ?

Qu’est-ce que l’obsolescence programmée?

La loi sur la transition énergétique, entrée en vigueur le 19 août 2015 la définit par « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement. Ces techniques peuvent notamment inclure l’introduction volontaire d’une défectuosité, d’une fragilité, d’un arrêt programmé ou prématuré, d’une limitation technique, d’une impossibilité de réparer ou d’une non-compatibilité.».

Cette définition couvre différentes sortes d’obsolescences programmées :

  •  l’obsolescence par défaut fonctionnel, par laquelle un appareil cesse de fonctionner si une seule pièce ou un ensemble de pièces soudées en bloc (batterie d’un smartphone, par exemple) tombent en panne.

C’est le cas du cartel Phœbus, réunissant les grands fabricants mondiaux d’ampoules dans les années 1920, soupçonnés d’avoir passé un accord pour choisir des filaments grillant au bout de 1 000 heures.

Les appareils électroménagers ont actuellement une durée de vie de 6 à 8 ans.

  •  l’’obsolescence par incompatibilité propre à l’informatique où le produit est rendu inutile faute d’incompatibilité avec les versions ultérieures ou celles d’un concurrent.

Apple stipule sur son site internet que la durée de vie de ses appareils mobiles (iPhone, iPad, iWatch) est censée être de trois ans, comme le Guardian l’a découvert et de quatre ans pour ses ordinateurs. Les critiques adressées au fabricant concernent les mises à jour annuelles de son système d’exploitation mobile iOS. Si l’appareil est trop ancien, certaines nouvelles fonctionnalités ne s’installent pas ou dégradent les performances (batterie, vitesse, etc.). Fin 2015, une centaine d’utilisateurs de l’iPhone 4s ont lancé une action collective aux États-Unis, accusant Apple d’avoir ajouté un programme dans iOS 9 dans le but de ralentir leur smartphone sorti en 2011. L’entreprise est également critiquée pour avoir conçu ses mobiles et ses tablettes sans possibilité de changer la batterie en cas de défaillance.

  •  l’obsolescence par non disponibilité de pièces détachées.

Apple  est également critiquée pour avoir conçu ses mobiles et ses tablettes sans possibilité de changer la batterie en cas de défaillance.

  • l’impossibilité programmée de continuer à utiliser un produit (imprimante notamment) au bout d’un certain temps.

Le documentaire « Prêt à jeter » (2010) accuse le fabricant d’imprimantes Epson de programmer ses produits pour ne plus fonctionner au bout de 18 000 impressions.

  • L’obsolescence de péremption qui touche les produits alimentaires. Il existe deux types de dates de péremption : la date limite de consommation (DLC) et la date limite d’utilisation optimale (DLUO). Contrairement à la date limite de consommation, la date limite d’utilisation optimale n’est qu’une date indicative et non une date impérative de consommation.
  • L’obsolescence esthétique qui joue avec la psychologie des consommateurs.

Ces pratiques démultiplient volontairement les dépenses des consommateurs et la quantité des déchets. Elles peuvent maintenant être sanctionnées par deux ans de prison et 300 000 euros d’amende.

Affichage de la durée de vie obligatoire:

Les députés ont aussi souhaité renforcer l’information des consommateurs. L’affichage de la durée de vie sera désormais obligatoire pour tous les produits d’une valeur équivalente à 30 % du SMIC.

Ces mesures viennent compléter les premières dispositions contre l’obsolescence programmée instituées par la loi Consommation du 17 mars 2014. Cette loi oblige désormais le fabricant ou l’importateur de produits à informer le vendeur de la période pendant laquelle, ou de la date jusqu’à laquelle, les pièces détachées indispensables à l’utilisation des produits sont disponibles sur le marché. Et elle a porté de un à deux ans le délai de garantie légale.

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Mesures insuffisantes:

L’association écologiste Les Amis de la Terre juge insuffisantes les mesures prises. « Pour favoriser la commercialisation de biens durables et réparables », la durée de garantie mériterait d’être portée à dix ans et la fourniture de pièces détachées devrait devenir une obligation, estime-t-elle.

« La loi Consommation a été une première étape visant à mieux informer le consommateur sur la garantie légale ou sur la disponibilité des pièces détachées. La loi Transition énergétique pour la croissance verte doit permettre de mettre en place un modèle de production et de consommation tenant compte des limites de notre planète. Notre économie ne sera jamais verte ni circulaire si les fabricants et les distributeurs continuent de tirer les prix vers le bas au détriment de la qualité et de la durabilité des biens », insiste Camille Lecomte, chargée de campagne Modes de production et de consommation responsables aux Amis de la Terre.