Disponibilité des pièces détachées par fabricant d’électro-ménager.

Le GIFAM ( Groupe Interprofessionnel des fabricants d’appareils d’Equipement Ménager) rassemble une cinquantaine d’entreprises, grands groupes multinationaux et PME.

Les fabricants proposent deux tableaux récapitulatifs des pièces détachées disponibles pour le PEM  ( petit électroménager ) et le GEM ( gros électroménager) :

Le GIFAM et ses adhérents ont travaillé à l’élaboration de documents très facilement lisibles et compréhensibles. Chaque marque est identifiée par son logo et la durée de disponibilité des pièces détachées est indiquée à côté.

Le premier tableau recense les principales marques de petits appareils électroménagers (fer à repasser, aspirateur…), dont les pièces sont disponibles entre 3 et 10 ans.

Le second tableau, sur le même modèle, est dédié aux marques de gros électroménager (réfrigérateur, machine à laver, …) dont les pièces détachées sont disponibles entre 5 et 11 ans.

L’obsolescence programmée des produits est désormais sanctionnée en France.

Qui n’a jamais été mécontent d’un appareil tombe en panne quelques jours seulement après la fin de la garantie ? Quel consommateur n’a pas été confronté  à une réparation plus chère que son renouvellement ou encore à une mise à jour impossible ?

Qu’est-ce que l’obsolescence programmée?

La loi sur la transition énergétique, entrée en vigueur le 19 août 2015 la définit par « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement. Ces techniques peuvent notamment inclure l’introduction volontaire d’une défectuosité, d’une fragilité, d’un arrêt programmé ou prématuré, d’une limitation technique, d’une impossibilité de réparer ou d’une non-compatibilité.».

Cette définition couvre différentes sortes d’obsolescences programmées :

  •  l’obsolescence par défaut fonctionnel, par laquelle un appareil cesse de fonctionner si une seule pièce ou un ensemble de pièces soudées en bloc (batterie d’un smartphone, par exemple) tombent en panne.

C’est le cas du cartel Phœbus, réunissant les grands fabricants mondiaux d’ampoules dans les années 1920, soupçonnés d’avoir passé un accord pour choisir des filaments grillant au bout de 1 000 heures.

Les appareils électroménagers ont actuellement une durée de vie de 6 à 8 ans.

  •  l’’obsolescence par incompatibilité propre à l’informatique où le produit est rendu inutile faute d’incompatibilité avec les versions ultérieures ou celles d’un concurrent.

Apple stipule sur son site internet que la durée de vie de ses appareils mobiles (iPhone, iPad, iWatch) est censée être de trois ans, comme le Guardian l’a découvert et de quatre ans pour ses ordinateurs. Les critiques adressées au fabricant concernent les mises à jour annuelles de son système d’exploitation mobile iOS. Si l’appareil est trop ancien, certaines nouvelles fonctionnalités ne s’installent pas ou dégradent les performances (batterie, vitesse, etc.). Fin 2015, une centaine d’utilisateurs de l’iPhone 4s ont lancé une action collective aux États-Unis, accusant Apple d’avoir ajouté un programme dans iOS 9 dans le but de ralentir leur smartphone sorti en 2011. L’entreprise est également critiquée pour avoir conçu ses mobiles et ses tablettes sans possibilité de changer la batterie en cas de défaillance.

  •  l’obsolescence par non disponibilité de pièces détachées.

Apple  est également critiquée pour avoir conçu ses mobiles et ses tablettes sans possibilité de changer la batterie en cas de défaillance.

  • l’impossibilité programmée de continuer à utiliser un produit (imprimante notamment) au bout d’un certain temps.

Le documentaire « Prêt à jeter » (2010) accuse le fabricant d’imprimantes Epson de programmer ses produits pour ne plus fonctionner au bout de 18 000 impressions.

  • L’obsolescence de péremption qui touche les produits alimentaires. Il existe deux types de dates de péremption : la date limite de consommation (DLC) et la date limite d’utilisation optimale (DLUO). Contrairement à la date limite de consommation, la date limite d’utilisation optimale n’est qu’une date indicative et non une date impérative de consommation.
  • L’obsolescence esthétique qui joue avec la psychologie des consommateurs.

Ces pratiques démultiplient volontairement les dépenses des consommateurs et la quantité des déchets. Elles peuvent maintenant être sanctionnées par deux ans de prison et 300 000 euros d’amende.

Affichage de la durée de vie obligatoire:

Les députés ont aussi souhaité renforcer l’information des consommateurs. L’affichage de la durée de vie sera désormais obligatoire pour tous les produits d’une valeur équivalente à 30 % du SMIC.

Ces mesures viennent compléter les premières dispositions contre l’obsolescence programmée instituées par la loi Consommation du 17 mars 2014. Cette loi oblige désormais le fabricant ou l’importateur de produits à informer le vendeur de la période pendant laquelle, ou de la date jusqu’à laquelle, les pièces détachées indispensables à l’utilisation des produits sont disponibles sur le marché. Et elle a porté de un à deux ans le délai de garantie légale.

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Mesures insuffisantes:

L’association écologiste Les Amis de la Terre juge insuffisantes les mesures prises. « Pour favoriser la commercialisation de biens durables et réparables », la durée de garantie mériterait d’être portée à dix ans et la fourniture de pièces détachées devrait devenir une obligation, estime-t-elle.

« La loi Consommation a été une première étape visant à mieux informer le consommateur sur la garantie légale ou sur la disponibilité des pièces détachées. La loi Transition énergétique pour la croissance verte doit permettre de mettre en place un modèle de production et de consommation tenant compte des limites de notre planète. Notre économie ne sera jamais verte ni circulaire si les fabricants et les distributeurs continuent de tirer les prix vers le bas au détriment de la qualité et de la durabilité des biens », insiste Camille Lecomte, chargée de campagne Modes de production et de consommation responsables aux Amis de la Terre.

 

« J’ai trouvé une alternative libre et gratuite à Windows … »

Vous achetez un ordinateur. Vous n’avez pas le choix du système d’exploitation. Microsoft, en général,  a passé des accords commerciaux avec de très nombreux constructeurs pour que leur système d’exploitation Windows puisse être installé sur un maximum de machines. Cette entreprise est  très puissante. Elle représente un marché très important  puisque les systèmes d’exploitation Windows  équipent aujourd’hui   90,45 % des ordinateurs dans le monde. Apple n »équipe que 7,77 % des ordinateurs dans le monde.

La Commission européenne accuse également Google  d’ « abus de position dominante ». Son système d’exploitation Android représente plus de 80% du marché mondial des smartphone. « Google prive les consommateurs d’un choix plus larges d’applications et de services mobiles et [..] freine l’innovation émanant des autres acteurs, en violation des règles de concurrence de l’UE », explique Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence. Ces accusation font suite à une enquête ouverte en avril 2015.

Vous voici dans l’obligation d’utiliser un système d’exploitation que vous n’avez pas choisi. Vous pensez qu’il vous est offert gratuitement et vous êtes très surpris lorsqu’il vous est demandé au bout des premiers mois d’utilisation d’effectuer des mises à jour  payantes de certains des logiciels pré-installés sur votre ordinateurs. Actuellement, Microsoft  réfléchit également aux possibilités de faire payer certaines des mises à jour vers Windows 10. Les dernières versions de Windows sont dotées d’un  » secure boot » , une technologie qui entrave  l’installation de tout système d’exploitation concurrent de Windows. Il est possible de  contourner cet obstacle mais cela demande plus de temps pour bien préparer l’ordinateur qui doit recevoir le nouveau système d’exploitation.

Cependant, les actions en justice engagées par UFC- Que Choisir contre Microsoft pour sa politique de vente forcée vous permettent maintenant   de demander le remboursement d’un système d’exploitation non choisi au moment de l’achat de votre machine.

Tux, alternative à Windows Il existe d’excellentes alternatives libres et gratuites au système d’exploitation Windows: les distributions proposées par GNU/Linux.  Linux ne nécessite pas d’utiliser un antivirus car son système est maintenu à jour très régulièrement par la communauté d’informaticiens « libristes » qui le développe. Vous n’installez que les applications libres et gratuites que vous utilisez. Les nombreuses distributions de Linux permettent aussi d’équiper à neuf des ordinateurs anciens.

Certains constructeurs commencent à proposer des machines équipées d’un système GNU/Linux.

Linux-Distros

Les bénévoles de l’association  Linux Maine sont présents sur les repair cafés pour  vous informer et vous aider à installer la distribution Linux et les logiciels libres de votre choix, ainsi que pour vous permettre de prendre en main votre ordinateur en toute tranquillité.

ordinateur

Récupération de données

Le disque dur de votre ordinateur est en panne, votre clé USB ne s’ouvre plus, des photos ont été supprimées de votre carte SD et vous souhaitez récupérer les données contenues:

Dans un premier temps, il ne faut pas aggraver la situation parce que ces supports sont  fragiles, surtout si une des composantes n’est plus en parfait état. Il ne faut  pas réenregistrer de nouvelles données sur celles qui vous semblent perdues et ne jamais ouvrir un disque dur à l’air libre.

Vous estimez que vos données sont inestimables et vous êtes prêts à les récupérer à n’importe quel prix. Vous souhaitez confier l’opération à une entreprise spécialisée.

Évitez le piège des magasins d’ informatique en confiant par exemple  votre disque à la boutique où vous l’avez acheté en espérant qu’il vous revienne du fabriquant réparé avec toutes vos données intactes. En règle générale, un disque hors service n’est pas réparé. Il est remplacé par un disque neuf et vous perdez définitivement vos données.

Trouver une entreprise sérieuse pour récupérer vos données peut s’avérer difficile. Il est important de reconnaître les vrais spécialistes des amateurs opportunistes. En effet, un site Internet qui se proclame spécialiste en récupération de données n’est souvent qu’un revendeur de matériel informatique. Un bon spécialiste de la récupération de données doit mentionner sur son site Internet, dans la rubrique « Mentions légales », le nom de sa société, son numéro d’immatriculation commerciale et le code d’activité (APE). Avec le nom de la société, il vous suffit ensuite d’aller sur le site www.societe.com pour vérifier que l’entreprise existe bien et que son activité est bien celle qui est indiquée sur le site internet.

Il est également possible de récupérer des données sans passer par une entreprise si vous n’avez pas un gros budget à consacrer à cette opération.

Il faut pour cela déterminer de quel problème souffre votre matériel. Les pannes logiques (ou logicielles) et les pannes physiques (mécaniques, électroniques ou électromécaniques) sont les deux types de pannes rencontrées.

Les pannes mécaniques ou électromécaniques surviennent à la suite d’un choc, d’une chute ou d’une défaillance matérielle liée à le durée des composantes de l’appareil. Les pannes mécaniques peuvent aussi être produites par une exposition à une chaleur intense ou à une humidité excessive. Ce type de pannes peut être difficile à solutionner.

Les pannes logiques sont plus fréquentes. Elles sont dues à un problème d’ordre logiciel. Les données peuvent se perdre lors d’un formatage d’une partition ou d’une attaque de virus qui empêche le système d’exploitation de l’ordinateur de retrouver les fichiers.

Le système d’exploitation libre Linux est un bon moyen pour solutionner une perte logicielle. Une distribution Linux est capable de démarrer directement à partir d’une clé LiveUSB ou d’un LiveCD sans besoin de l’installer sur le disque dur de l’ordinateur. La distribution contient un logiciel de récupération de données téléchargées à cet effet. Les données doivent être récupérées sur un autre support : une partition différente, un second disque dur (interne ou externe), une clé USB, etc.

Vous souhaitez seulement transférer des données :

Il est également possible de transférer les données d’un disque dur démonté mais fonctionnel sur un autre à l’aide d’un connecteur adapté qui permet de lire le disque en USB pour réaliser le transfert de données facilement.

Laurent connecte un disque dur en USB.
Laurent connecte un disque dur en USB.
connecteur-disque-dur-USB
un type de connecteur disque dur – USB
source : Rue du Commerce

Marie-Christine, couturière bénévole :

« Je me suis retrouvée tout à fait par hasard derrière une machine à coudre au premier Repair-café. Je devais juste accompagner mon mari. Lui est un bricoleur expert pour sa famille et ses amis. Il met ses compétences au service du plus grand nombre.
Moi, je ne suis plutôt une bricoleuse du Dimanche qui cherche à faire un tas de choses très personnalisées de mes mains en partant de matières qui sont à ma disposition. Je récupère un tas de choses pour acheter le moins, et le moins cher possible.
Au second Repair-café, j’ai eu le joie de retrouver une collègue couturière qui a les mêmes habitudes que moi. Nous avons partagé nos compétences et les avons facilement mises à disposition des visiteurs.

Les ourlets de pantalons et le raccommodage de base que nous apprenons à faire restent au top du hit parade des demandes.
Nous sommes sollicitées le plus souvent par des femmes plutôt jeunes. Au premier Repair-Café,  une petite fille a fait toute seule l’ourlet d’une jambe du pantalon de son papa laissant l’autre à sa maman. Quelques jeunes hommes souhaitent aussi apprendre à faire des ourlets.
Quand les mains travaillent, les échanges se font sur les choix de vie. Toutes les personnes présentes souhaitent une vie plus économe, plus riche de rencontres, un peu plus de travail sur l’être que sur le paraître. Entre aiguilles et ciseaux, on repart avec une bouffée d’oxygène, tous heureux d’avoir échanger avec de vrais gens (sans écran) qui finalement nous ressemblent un peu.
Toutes les discussions peuvent se poursuivre auprès d’un café, on peut discuter avec d’autres participants ou avec les visiteurs qui patientent avec le sourire.

Ce n’est qu’en étant présent au Repair-Café, qu’on peut être témoin de pareilles choses !

Je suis vraiment ravie de faire partie de cette aventure humaine, positive, et utile pour les gens.
Mon mari Christian y a pris goût, il la vit comme une nouvelle habitude de vie. »

couturieres
L’équipe des couturières